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François Bange : "Vivre et communiquer avec un enfant hyperactif"

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Beaucoup d’enfants souffrent d’hyperactivité sans être diagnostiqués ni pris en charge. L’école les considère comme des perturbateurs et les enseignants ne sont pas préparés à les accueillir. Cette méconnaissance du phénomène entraîne beaucoup de difficultés pour les enfants et leurs parents. Pourtant, comme l’explique François Bange dans son livre Vivre et communiquer avec un enfant hyperactif (InterEditions, 2007), une prise en charge thérapeutique et des stratégies éducatives adaptées peuvent réduire sensiblement les effets du syndrome TDA/H. Un ouvrage clair et pratique pour les familles, les enseignants, les orthophonistes, les psychologues et les psychomotriciens, les éducateurs et tous ceux qui sont confrontés à ce syndrome.

À quelle période est-on parvenu à identifier le syndrome de l’hyperactivité ?

On connaît ce syndrome et on en parle depuis plus d’un siècle sans le nommer ainsi. Il est évoqué fréquemment tout au long du XXe siècle. Les médecins s’occupant d’enfants en difficulté scolaire ou présentant des problèmes de comportement le diagnostiquent sous son nom actuel depuis une trentaine d’années. Les médias s’en sont fait davantage l’écho depuis une dizaine d’années.

Il est difficile d’affirmer que le phénomène de l’hyperactivité est en augmentation car les premières enquêtes permettant d’évaluer le nombre d’enfants atteints datent seulement d’une trentaine d’années. Aujourd’hui on en parle davantage pour des raisons sociologiques – par exemple en raison de l’allongement de la scolarité – et aussi parce que les parents s’inquiètent davantage de l’avenir scolaire de leurs enfants. On en parle aussi davantage parce que de plus en plus d’enfants vivent en milieu urbain où l’hyperactivité est plus gênante que pour des enfants à la campagne.

Les causes de l’hyperactivité des enfants sont-elles cernées ?

Oui. On sait désormais que les origines de l’hyperactivité sont vraisemblablement d’ordre neurobiologique et que, pour la très grande majorité des enfants, il ne s’agit pas de causes psychologiques. La maltraitance comme d’ailleurs les causes purement éducatives ne concernent qu’une très petite minorité de cas d’enfants hyperactifs.

Il faut chercher très probablement une interaction de la génétique avec des causes environnementales. Très récemment on a ainsi mis en lumière le fait que certains additifs alimentaires pourraient aggraver les symptômes de l’hyperactivité…

Le syndrome TDA/H connaît-il plusieurs types de manifestations ?

On trouve trois grands types de manifestations du syndrome TDA/H, en proportions très variables chez chaque individu :
- l’agitation,
- l’impulsivité,
- les difficultés d’attention et de concentration.

Pour 20 ou 25 % des enfants qualifiés d’hyperactifs, le mot hyperactivité n’est donc pas du tout adapté. En effet, ils présentent des difficultés d’attention, ils sont étourdis avec un mélange de rêverie et de précipitation à faire les choses.

Les médecins de famille sont-ils plus aptes à repérer l’hyperactivité aujourd’hui ?

Les médecins de famille ont un rôle de dépistage, mais la prise en charge doit être entreprise par un spécialiste car il est nécessaire pour chaque enfant d’établir un bilan personnalisé. Une collaboration entre médecin de famille et spécialiste s’impose donc.

Quel type de prise en charge existe-t-il aujourd’hui pour les enfants hyperactifs ?

C’est à cette étape qu’il y a une grosse lacune. Les enfants hyperactifs sont encore très mal pris en charge tant au niveau du diagnostic que du traitement car il existe peu de spécialistes.

C’est un problème important car, d’après une enquête récente faite à l’hôpital Robert Debré, il se passe environ trois ou quatre ans entre les premières demandes de soin des parents et l’établissement du diagnostic précis, ce qui est très préjudiciable pour les enfants et leurs familles.

Aujourd’hui malheureusement, on constate que la très grande majorité des enfants hyperactifs ne sont ni repérés ni pris en charge. La prise en charge consiste en un soutien psychologique et une aide éducative dans tous les cas.
Le soutien psychologique est nécessaire pour un enfant qui se débat dans ses difficultés et qui se dévalorise. L’hyperactivité génère en effet beaucoup de souffrance pour l’enfant et la famille.

Mais il faut surtout mettre en place des stratégies éducatives qui ont fait leurs preuves car elles permettent d’atténuer les symptômes.

D’où l’importance de la formation d’éducateurs et de thérapeutes spécialisés qui pourraient intervenir dans les écoles, les centres de loisirs et auprès des familles. Le traitement médicamenteux s’impose quand les difficultés sont trop sévères.

Existe-t-il des associations de parents pour aider les familles d’enfants hyperactifs ?

Oui, il y a des associations dans tous les pays francophones (Suisse, France, Belgique, Canada) comme ailleurs en Europe ou dans le monde. Elles permettent notamment aux parents de s’entraider. Sur Internet on trouve la principale association française, TDAH-France.

Comment l’école intègre-t-elle les enfants hyperactifs ? Quelle est la connaissance des enseignants dans ce domaine ?

Malheureusement, les enseignants ne sont pas préparés lors de leur formation initiale à la prise en charge scolaire d’enfants hyperactifs. Ils apprennent donc à connaître le TDAH sur le terrain. Car, après deux ou trois ans de carrière, un jeune enseignant a au moins eu, en classe, un enfant hyperactif. Dans une classe de vingt élèves, il y en a presque toujours au moins un. Souvent ce sont les enseignants qui repèrent ces enfants… Les médecins scolaires ont certes les compétences pour les reconnaître, mais comme ils sont trop peu nombreux, ils n’interviennent que lorsqu’on les sollicite.

Les familles sont confrontées au grand problème de la mauvaise tolérance de l’hyperactivité en milieu scolaire, ce qui entraîne un véritable rejet, fautes de moyens d’intégration adéquats. Les enfants sont rendus responsables de ce dont ils souffrent ou encore leurs familles.

Il est vrai que les enseignants ont peu d’aide (pas ou peu d’éducateurs ou d’auxiliaires de vie scolaire). Les bonnes réponses passent par des classes à petits effectifs et des enseignants formés à gérer les difficultés des enfants hyperactifs.

A-t-on assez de recul pour savoir comment évolue l’hyperactivité à l’âge adulte ?

Oui, la grande majorité des enfants hyperactifs continuent à avoir des symptômes mais de façon atténuée. L’agitation disparaît le plus souvent à l’adolescence. Il y a peu d’adultes très agités mais en général les difficultés d’attention et l’impulsivité persistent, bien qu’à des degrés très variables.

Les adultes TDA/H sont souvent imaginatifs, inventifs et créatifs. Ils savent s’adapter. Vaille que vaille ils mènent dans la majorité des cas une vie familiale et sociale assez réussie. Il y a cependant une petite proportion d’enfants hyperactifs pour qui cela tourne bien plus mal : ils ont souvent d’autres difficultés associées, comme l’agressivité ; ils n’acceptent pas les contraintes, se rebellent beaucoup. Moins de 10 % ont une conduite antisociale ou une dérive vers la toxicomanie. Certains peuvent aussi souffrir de dépression ou d’anxiété.

À qui destinez-vous cet ouvrage ?

J’espère que ce livre sera consulté non seulement par les parents d’enfants hyperactifs mais aussi par tous les adultes qui travaillent avec les enfants : les enseignants et les personnels des institutions scolaires et ceux qui encadrent les enfants dans les centres de loisirs.

Le livre s’adresse aussi aux orthophonistes car bon nombre d’enfants hyperactifs ont également une difficulté pour apprendre la lecture et l’orthographe, aux psychomotriciens et aux psychologues – en bref à tous ceux appelés à jouer un rôle dans l’épanouissement de ces enfants.

© DUNOD EDITEUR, 25 Octobre 2007

Pour commander le livre, cliquez-ici

 

 

 
       

 

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