Le démantèlement des réalités subjectives effrayantes. [ BienEtremag.com ]
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Le démantèlement des réalités subjectives effrayantes.

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Quotidiennement, nous sommes bombardés par des centaines de milliers d’impressions. Notre système nerveux, possède un mécanisme reflexe ‘d’observation des images’ qui sélectionne seulement certaines impressions qui lui semblent adéquates, pour se donner ‘une explication sécurisante de la réalité’. En même-temps, il distord tout…

Par ce mécanisme sélectif d’observation des images, nous croyons voir et percevoir clairement les choses, mais en-fait nous interprétons arbitrairement et nous distordons tout, à notre insu.

Inconsciemment, nous nous approprions des interprétations arbitraires que notre observateur des images, nous impose. Fascinés ou hypnotisés par les millions de petites photos que ce mécanisme fait défiler, à la lumière de notre conscience limitée, nous recréons un grand film que nous considérons être la réalité.

Nous nous identifions tous à ce mécanisme et à ces conclusions comme dans un rêve. Nous croyons être l’observateur et son film ; nous croyons être l’histoire qu’il nous raconte et nous croyons que tout cela est la réalité. Par cette identification, nous confirmons notre existence individuelle comme étant séparée de tout; nous confirmons ainsi nos sensations de danger, de honte toxique et de culpabilité ; sensations que nous déversons sur nous-même et sur les autres.

« Le moi observateur», n’est qu’un mécanisme de survie de notre système nerveux, qui utilise notre capacité extraordinaire d’imaginer, pour se raconter son propre roman, en se passant des images sélectionnées pour tirer des conclusions définitives à propos de soi et de l’autre et de l’existence. En nous laissant fasciner par ce mécanisme de sélection et d’observation des images, nous nous racontons des histoires angoissantes, culpabilisantes...

Exemple de l’identification avec nos images:

Madeleine, une thérapeute qui participait à un de mes stages sur l’Approche Quantique, affirmait avec conviction, qu’elle n’avait pas d’imagination. A un moment donné, elle me dit :

- Après avoir travaillé durant de nombreuses années sur moi-même et mon histoire personnelle, je n’arrive toujours pas, à me défaire d’une peur terrible : La peur de finir ma vie dans la rue, à dormir sous les ponts.
Peut-on travailler cette peur avec l’Approche Quantique que tu enseignes ? Me demanda-t-elle.

Je lui proposai alors d’évoquer des images de vie dans la rue, sous les ponts.

Tout d’un coup, elle commença à ressentir une telle angoisse, que pratiquement, elle manqua d’air. Non ! Me dit-elle. Ne me demandes surtout pas cela !

Je refuse d’évoquer cette image effrayante!

Après, elle détourna son attention pour nous raconter que, peut-être, cette peur de ‘finir sa vie sous les ponts’, pourrait avoir son origine dans le passé, et elle commençait à évoquer des souvenirs possiblement liés à cette image.

Je lui demandai d’arrêter ces interprétations et l’invitai à tout simplement, évoquer les images de ‘finir sa vie sous les ponts’. Elle commença une fois de plus à étouffer d’angoisse.

Je lui demandai : - peux-tu nous dire ce que tu es en train de faire mentalement et corporellement maintenant, pendant que tu ressens cet étouffement ?

Elle me répondit : Je me défends de cette image, je ne veux pas voir cette image.

Je lui proposai de remarquer comment elle s’accrochait à l’évitement de l’image et à l’activité défensive de l’observateur.

Je lui suggérai alors : Rends-toi compte que, en fait, tu es en train de te défendre d’une image ! Tu es en train d’éviter une image de manque… tu n’es en train de te défendre que d’une image… tu es en train d’éviter cette image… et tu t’identifies avec l’activité d’éviter cette image. Aussi remarque comment, tu t’identifies à l’observateur dédié à imaginer qu’il doit se défendre d’une image de manque, de marginalisation et d’exclusion sociale.

- Si je n’évite pas cette image, me dit-elle, alors je pourrais vraiment finir ma vie dans la rue, car notre imaginaire attire les choses !

- Ha ! Cela est une idée très intéressante !... Est ce vrai ? Je lui demandai. Et… qu’est-ce que tu es en train de t’attirer toi-même juste là maintenant ?

- Une sacrée crise d’angoisse ! Me répondit-t-elle.

Je lui suggérai alors un exercice qui nécessite de faire appel à l’imaginaire pour se libérer de l’évitement de l’image et de l’angoisse produite par cet évitement :

- Où dans ton corps se trouve l’observateur qui voit le film de manque et d’exclusion sociale?… Et où dans ton corps se trouve l’activité d’éviter cette image?…

Ressens la forme… la taille… la consistance de cette image du manque dans ton corps. Tout en le considérant comment n’étant que de l’énergie pure, place cet évitement, cette forme et l’observateur de celui-ci, à l’extérieur de ton corps, en utilisant tes mains.

Placé cette image à l’extérieur, là, entouré d’espace. Vois l’évitement d’une image du manque bouger de droite à gauche et de haut en bas et suis cela des yeux. Maintenant, donne-lui des mouvements de dilatation et de contraction.

Aussitôt qu’elle commença à utiliser son imaginaire pour laisser aller l’évitement d’une image du manque, aussitôt elle constata qu’elle était différente de l’observateur et de son film. Qu’elle était la conscience témoin de l’observateur et de son film. Son angoisse a disparut instantanément.

Dix minutes plus tard, elle pouvait évoquer l’image de se trouver sous un pont, sans ressentir d’angoisse.

Voici ce que nous faisons… Ce que nous appelons ‘moi’, n’est que notre ‘moi conceptuel’, qui est organisé par l’observateur et ce qu’il observe. Ce ‘moi’ se fait peur à lui-même en donnant un énorme poids de signification à ses propres images et en s’identifiant avec elles, au point d’essayer de les éviter comme si elles étaient vraies !

Dès que nous nous réveillons du sommeil profond, nous commençons à nous identifier avec l’observateur qui fait défiler son roman comme un film projeté sur le grand écran de notre mental, en créant et recréant ainsi un personnage principal, centré sur soi… celui que nous appelons ‘moi’.

Identifiés avec une conscience fragmentée entre l’observateur et le film qu’il observe, nous en tirons nos vérités conclusives à propos du monde, à propos des circonstances, à propos du rôle que nous jouons dans la société, à propos de nous-mêmes et à propos des autres. Nous nous définissons…

De fait, ce que nous voyons, n’est ni soi, ni les autres, ni la véritable histoire, ni le monde ; ce que nous voyons sont les images et les définitions que nous nous faisons du ‘moi’ et les images que nous nous faisons de ‘l’autre’ ou des autres.

Cet observateur qui se fait peur à lui-même, avec son propre film, devient un personnage qui mène une existence fragmentée, qui blâme les autres de son malheur et de sa sensation du danger ou bien qui devient le juge de lui-même, en se déclarant coupable.

Les jeux de pouvoir, de contrôle, de manipulation, de domination, de mensonges, de séduction, de rejet, de blâme, d’exclusion, que nous jouons les uns vis-à-vis des autres, sont basés, tous, sur ce mécanisme sélectif de l’observateur qui est fasciné par son film, par sa petite histoire.

En nous identifiant avec cet observateur et avec son film, nous nous croyons séparés de tout et de tous et nous souffrons des conséquences.

Si nous réalisons que notre sensation d’ennui, de stress, de souffrance chronique, de solitude ou d’enfermement, n’est que le produit de cette activité incessante de s’identifier avec l’observateur et avec les images de son roman, et que le ‘moi’ que nous croyons être, n’est qu’une activité centrée sur soi-même, nous pourrions enfin incarner l’état naturel d’acceptation de Ce qui Est.

Nous pourrions cesser de nous identifier avec tout ce que nous ne sommes pas.

Quelle que soit l’image avec laquelle nous nous sommes identifiés: excellente ou mauvaise, démunie ou effrayante, supérieure ou inférieure…, cette image n’est pas nous, ce n’est qu’une image. Rien ne nous oblige à nous confondre avec elle.

Quelle que soit l’image de nous-même, que nous essayons d’éviter, cet évitement (Qui prend généralement la forme d’un méthode, d’une tactique ou d’une technique thérapeutique ou spirituelle), ne fait que confirmer et renforcer notre identification à nos images illusoires.

Rien ne nous empêche de cesser d’éviter une image basée sur une illusion. Rien ne nous oblige, non plus, à nous confondre avec l’observateur qui voit toujours son même film, dont le personnage principal appelé ‘moi’, n’est ‘qu’un moi’ fragmenté, vivant dans la terrible sensation du manque de soi-même, en état de dualité et de quête de son double.

L’Approche Quantique ® a pour but de reconnaître nos identifications illusoires; il a pour but de constater que nous ne sommes pas le fruit de notre imagination sélective, et qu’en tout cas, l’imagination nous enrichit dès le moment où nous cessons de nous identifier avec l’observateur et avec son film.

Nous ne sommes ni l’observateur, ni le film qu’il observe. Nous ne sommes pas ce mécanisme de sélection illusoire.

L’Approche Quantique basée sur la réalité Non-Duelle, nous appelle à Etre CE que nous ne pouvons pas, ne pas Etre.
Nous ne sommes ni les concepts les plus valorisants, ni les concepts les plus dévalorisants. Il ne s’agit donc pas, de changer un concept de soi, pour un autre. Il s’agit de démanteler le mécanisme d’identification avec l’observateur et avec le film qu’il observe.

Le grand maitre philosophe Nisargadatta Maharaj disait : « Nous sommes l’auteur, nous sommes l’acteur ; nous pouvons construire, nous pouvons déconstruire. Nos possibilités sont illimitées. »

Prabhã Calderón - Approche Quantique

www.prabha-calderon.com

prabha@quantumquestions.com

 

 
       

 

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